Depuis
l'apparition en 1901 des obus chargés d'explosifs brisants, les fortifications
anciennes malgré les améliorations apportées, n'étaient plus efficaces,
pour défendre la ville. Il paraissait plus judicieux de rassembler les troupes
disponibles dans des armées de manoeuvre que de les immobiliser dans des
forteresses.
Lors
de la guerre 1914-1918, la ville eût quand même à assurer la mobilisation
de plusieurs bataillons d'infanterie.
Ces
unités quittèrent rapidement la ville pour participer à des opérations
militaires.
Le
25 Août 1914, les Allemands qui avaient violé le territoire de la Belgique
et remporté la victoire de Charleroi, se présentèrent devant la ville.
Ils lancèrent des obus sur la ville et y pénétrèrent.
Après quatre ans de lutte,
les troupes allemandes épuisées furent refoulées progressivement vers
la frontière. Dans la région du Quesnoy, sous la poussée des armées anglaises,
les ennemis abandonnèrent peu à peu le pays.
De durs combats furent livrés
pour le passage de la vallée de la Selle et la prise de la forêt de Mormal.
(Cette vue et les précédentes
nous montrent le chemin d'accès au monument des Néo-zélandais).
Petit à petit les troupes
Néo-zélandaises abordèrent la ville et après un bombardement de dix-huit
jours, le 4 Novembre 1918, elles s'emparèrent de la ville, au sud, en
franchissant les remparts par escalade.
Ces 2 photos montrent ce
monument, dont l'inauguration fût présidée par le Maréchal Joffre, vainqueur
de la Marne.
Pour
accéder à ce monument, vous pouvez emprunter la porte des Néo-zélandais
qui donne sur la place du Général Leclerc.
Le
nom de l'école Averill a été choisi pour rendre hommage au Commandant
des troupes Néo-zélandaises, le Lieutenant Averill, qui a libéré Le Quesnoy
en 1918.
Le
Dr Averill
Notre ville a conservé des
liens étroits avec la ville de Cambridge en Nouvelle Zélande, et chaque
année, lors de l'ANZAC DAY le 26 Avril (ANZAC : Australian And New Zeland
Army Corps), la ville reçoit la visite de l'ambassadeur et de ministres
de la Nouvelle Zélande.
Sur
le chemin qui mène au monument , flotte le drapeau de la Nouvelle-Zélande
Voici
avec des images un peu plus récentes, la visite de ce monument
A
droite se trouve
le boulevard Jeanne d'Arc
On
accède au monument
par ce tunnel
Encore
quelques pas
puis
vous tournerez à gauche
Le
monument est maintenant devant vous
C'est
ce "bout" de mur à gauche
qui a été escaladé par
les troupes Néo-Zélandaises
Ce
bout de mur où l'on voit le monument, appartient
à
la Nouvelle-Zélande
On
retrouve le même motif sur cette peinture que l'on trouve à
l'Hôtel de ville du Quesnoy.
Quercitain
d'origine, je connais depuis toujours cette peinture.
Tous
ces soldats Néo-Zélandais tués dans ces conditions
forcent notre respect.
Cette
vue montre que c'est bien cet endroit que représente la peinture.
La
forme arrondie au niveau du rempart (sans doute une demoiselle cassée)
et puis la sortie du tunnel qui traverse le rempart à gauche.
La
grande descente en cailloux rouge sur la gauche n'est pas représentée
elle a sans doute été ajoutés par la suite.
Si
on poursuit son chemin,
on passe sous cette porte
et
on peut monter sur le rempart
D'ici
on se rend comte que
le
rempart est très haut
et
de s'imaginer que des soldats
ont
escaladé sur une échelle
ce
mur sous les tirs ennemis
renforce
l'idée que ces soldats
étaient
vraiment des personnes
exceptionnelles.
Une
conférence se tiendra au théâtre des Trois Chênes
au Quesnoy, les 3 et 5 novembre 2008, elle réunira des chercheurs
qui parleront de leurs travaux sur la Grande guerre. On y discutera des
thèmes suivants :
-
vie en France occupée
- vie dans les tranchées
- quitter la Nouvelle-Zélande pour le front occidental
- les Maori durant le conflit
- rencontres entre les troupes néo-zélandaises et les soldats/civil
français
- premières impressions de la France/image romancée de la
France
- commémorations et monuments aux morts
- mythes et réalités de la guerre
- narration et narratives personnelles